MHEND MENSOUS : le chercheur des racines .

Il est un poète dans ses rares moments de ‘solitude’. Il a écrit une quarantaine de poèmes en tamaziɣt sur l’ amour, la politique, la nature, la culture…

Mhend est né 1982 à Raffour. Il est enseignant-chercheur, en écologie végétale à l’Université Kasdi Merbah -Ouargla, militant associatif et poète, originaire d’Iɣzer Iwaquren et de Raffour (Arafu) dans la wilaya de Bouira (Tubirett).

En 2011, il obtint le diplôme de magistère en écologie saharienne et environnement et devient enseignant-chercheur à l’Université KASDI Merbah-Ouargla en 2012. Il est spécialisé en écologie végétale, en botanique systématique et biogéographie. Il  s’intéresse principalement aux arbres et aux arbustes du Sahara menacés de disparition, tels les acacias d’Ahaggar (Tamanrasset), qui étaient le sujet de sa thèse de Doctorat, soutenue en janvier 2018 : « Etude génétique des populations d’acacias du Hoggar ».

Il est un militant associatif qui active pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine de son village ancestral Iɣzer Iwaquren où il a fondé, en 2018, avec ses amis le collectif Agraw Tigemmi n Iwaquren (Collectif du Patrimoine d’Iwaquren). Depuis, cette association œuvre pour la réhabilitation de ce village ancestral des hautes montagnes de Kabylie. La valeur de solidarité et de Tiwiza légendaire Iwaquren a été au rendez-vous. Des dizaines de volontaires sont mobilisés tous les week-ends  pendant plusieurs mois pour ce projet de long terme qui allie la modernité, l’écologie et la tradition dans la gestion de l’eau, la préservation de la biodiversité, l’écotourisme et la restauration de l’architecture traditionnelle ancestrale.

L’engagement de Mhend Mensous dans le mouvement associatif est une caractéristique de sa personnalité. Il ne voit l’épanouissement et la grandeur qu’à travers le travail collectif et l’esprit de partage.  En1998, à l’âge de 16 ans, il fût acteur au sein de la troupe de théâtre du CEM de Raffour, devenue la troupe de l’association culturelle Tizimit en 1999. Il a joué dans plusieurs sketchs et pièces théâtrales à Raffour et dans d’autres villages de la wilaya de Bouïra. Entre 2002 et 2011, il a participé à l’organisation de plusieurs tournois de football dans son village. Comme il fût le vice-président de l’association écologique Nature- Espoir de Raffour entre 2008-2009.

Au temps où il fût étudiant à l’UMM-Tizi Ouzou, il a été un élément actif dans les structures syndicales autonomes des étudiants, au campus et à la résidence universitaire Oued Aïssi. C’est dans cette université berceau de la lutte pour la promotion de sa langue maternelle Tamaziɣt qu’il a pris conscience de l’importance de l’identité Amazigh dans la constitution de sa personnalité. Depuis deux ans, il a entamé des travaux de recherche sur le vocabulaire botanique en Tamaziɣt.

En dehors de ses activités professionnelle et associative, il est un poète dans ses rares moments de ‘solitude’. Il a écrit une quarantaine de poèmes en tamaziɣt sur l’ amour, la politique, la nature, la culture…



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