MOHAND TIGRINE : quand ses deux anges, Aïcha et Djamila, surmontent ses handicaps.

Ses deux handicaps l’ont fragilisé socialement. Mohand a toujours été appelé par un surnom que je ne citerais pas ici, par respect pour ses filles et son épouse qui n’aiment pas entendre ce mot qui les fait souffrir psychologiquement. Elles en sont tristes et révoltées. Il a une famille….

Le cumul de deux handicaps, physique et affectif, sur une même personne, m’a semblé mériter qu’on s’y intéresse pour tirer quelques enseignements. Mohand, est cette personne, qui représente une image d’un parfait tableau d’injustice et de dédain de notre société. Il est né quelques mois avant la destruction de Taddert Nljedid et l’exode Iwaquren et 1957, avec un handicap physique très lourd. On ne s’était pas rendu compte, d’après ses proches, qui lui ont expliqué que la cause de ce handicap était dû, à l’âge de 3 ou 4 mois, à un faux mouvement. Il avait pleuré comme tous les autres bébés dans la cohue. Cette explication peut en cacher une autre. Celle d’une malformation ou d’une hépatite d’avant sa naissance qui était indétectable à l’époque. De plus, chez nous, une malformation dans l’utérus de la maman était inadmissible et inacceptable par celle-ci. Une mère ne peut admettre la culpabilité d’avoir enfanté un enfant handicapé. Si elle ‘avouait’ cette naissance, elle serait désignée comme responsable.  

Ce handicap visible et impactant sa physionomie et ses capacités physiques ne l’a pas gêné. A ce malheur, est venu s’ajouter un deuxième, le divorce de ses parents, quand il avait deux ou trois ans. Sa mère était repartie seule chez son frère, son seul refuge, en laissant, malgré elle, son fils à son père. A l’époque, quand un père divorce, les beaux parents considéraient leur ex gendre indésirable et infréquentable. Les enfants qui ‘appartiennent’ au père par ‘un décret’ tabou ancestral, sont aussi indésirables. Les sentiments des grands-parents peuvent passer d‘affectueux au reniement de leurs petits-enfants, du jour au lendemain. La mère n’avait pas ‘le droit de citer’, elle était ignorée et non concernée par le sort de ses propres enfants. Elle ne pouvait exiger leur garde, en particulier lorsqu’elle a perdu ses parents et qu’elle n’a d’autres issues que de retourner chez ses frères.

Mohand a donc vécu les aléas de tout enfant de mère divorcée, resté avec un père. Le sien était ancien combattant de la guerre d’Indochine malade qui vivait de sa pension de l’armée française. Il était heureux, protégé et comblé matériellement et affectueusement par son père au point de ne pas se rendre compte qu’il vivait avec sa belle-mère. Il ne connaissait pas sa mère qui habitait dans le même village à une quelques dizaines de mètres de son domicile. Il n’avait jamais exprimé un manque d’affection maternelle. Ce n’est qu’à l’âge de six ans que sa sœur lui apprit que sa mère biologique était divorcée et qu’elle vivait chez leur oncle maternel. Elle lui expliquât que celle qu’il appelait NANA depuis toujours était sa belle-mère. En 1968, son père décède des suites de sa maladie, à l’âge de trente-sept ans. Sa vie commençait à se dégrader. Cette disparition avait laissé des traces et des traumatismes psychologiques indélébiles. Il avait perdu son principal soutien et protecteur. Depuis, personne ne s’occupait de lui, enfant de onze ans. Jusqu’à la mort de son père, il n’avait pas le droit, non seulement de rendre visite à sa chère mère, de prononcer le mot ‘Yemma’. Et cette interdiction était renforcée après. Sa solitude et son sentiment d’être abandonné ont accentué la manque de chaleur humaine et d’affection maternelle et paternelle qu’il n’avait pas pu supporter. Comme un voleur, il enfreignait la règle pour rendre visite à sa maman en cachette. La première fois qu’il l’avait appelé et prononcé le mot Yemma, il avait onze ans, en 1968.

De tous ses malheurs, Mohand ne laissait pas apparaître ses douleurs physiques et morales. Très peu de personnes connaissaient sa vie intérieure. Alors, il avait ‘grandi’, seul, comme il pouvait. Pour écrire son récit, j’avais échangé avec lui pour avoir des informations sur son existence. Il avait accepté sans aucune réserve. Au cours de nos échanges, j’ai remarqué qu’il est ‘fâché’ avec les dates. Il se rappelle de tous les détails des faits marquant sa vie, mais pas des dates de leur déroulement,. Sur tout ce qui était douloureux et humiliant, sa réponse est systématique : ‘wallah Machfigh’ ; je jure au nom d’Allah que je ne me rappelle pas. Sur les évènements heureux, il se souvient des périodes et dans certains cas des dates. Ce sont les moments où sa mère avait arrêté sa souffrance de berger, de l’achat de leur maison, de son mariage, de la naissance de ses filles etc…. Ceci est le signe d’un souhait de séparer les heureux évènements, des tristes. Il n’avait pas voulu, sciemment ou non, mémorisé les dates de ses périodes de douleur, de souffrance, de désespoir et d’affliction. S’il pouvait effacer ses souvenirs eux-mêmes, il l’aurait, peut-être, fait. Et pour ceux où il s’était senti revivre, aimé et respecté, il avait mémorisé les instants.

Ses deux handicaps l’ont fragilisé socialement. Mohand a toujours été appelé par un surnom que je ne citerais pas ici, par respect pour ses filles et son épouse qui n’aiment pas entendre ce mot qui les fait souffrir psychologiquement. Elles en sont tristes et révoltées. Il a une famille et un nom de famille, Ats Vaznout, disaient-elles. Il est le fils de Messaoud Ats Vaznout et de Aïcha Ath A3mar Ouali. Le surnom qu’on lui avait attribué est un fait, il dénomme un handicap physique visible de quelqu’un qui boite. Mais malheureusement, notre société lui a donné une autre signification dégradante que celle du handicap physique. Celle de l’homme qu’on peut vexer, snober et des fois maltraiter notamment quand il était salarié. Sa fragilité était interprétée comme une incapacité et donc une inutilité.

Les conséquences de la disparition de son père avaient commencé à se sentir quelques semaines plus tard. Le premier faux pas fut l’abandon de ses études en classe de CM2, par manque d’argent pour acheter les affaires scolaires, selon ses dires. Quelques jours après, une femme lui avait trouvé un travail de berger – Akhemass – chez un riche propriétaire terrien à Ava3li – Chorfa, sans qu’on lui ait demandé son avis. Il n’avait pas le choix, il ne devait pas ‘trainer’ à Létoile. Il était embauché pour garder un troupeau de moutons, rémunéré deux dinars par jour, logé et nourri. Non déclaré bien sûr. La première année, il fut bien traité au point de ne pas revenir à Raffour depuis qu’il était parti. Il vivait dans la famille de son patron, il mangeait et dormait avec ses enfants. Il en garde un bon souvenir. Sous contrainte, sa mère ne pouvait se déplacer pour le voir. Personne d’autre ne s’était interrogé sur son absence, ni cherché à savoir ce qu’il devenait. Pour des raisons que Mohand ignore, ce patron correct, commence à ‘oublier’ de le payer. Un mois, puis deux, puis trois, Mohand n’avait rien perçu. Et quand il demandait son dû, son patron lui répondait qu’il régulariserait sa situation le mois suivant. Ceci avait duré un semestre. Mohand n’avait d’autre choix que de continuer à travailler pour manger et dormir sous un toit ; même sans être payé. Ce manque d’argent ne le pénalisait pas outre mesure ; son salaire lui servait principalement pour l’achat de cigarettes, la marque ‘Afras’, aime-t-il le rappeler. A treize ans, sans repères, sans proches pour le conseiller et le protéger et sans projet d’avenir ; il ne savait plus ce qu’il était, ni quoi faire. Il vivait au jour le jour. On était en 1970 – 71.

Pendant cette période, sa mère non divorcée administrativement avait revendiqué ses droits de mère de deux enfants, un garçon Mohand et une fille. Le premier droit était d’avoir récupéré une pièce dans la maison familiale. Ensuite, sur conseil d’un proche, elle avait engagé une procédure de demande de pension de réversion de son ex défunt mari. Cette procédure avait abouti favorablement quelques mois plus tard. Elle eut gain de cause et récupérât sa part de pension, en 1971. Elle était informée de l’activité dégradante de son fils « Da khemas « . Sa décision, après versement de sa première pension, fût d’aller voir, accompagnée de sa mère, l’employeur de son fils à Chorfa. Elle le vit et lui annonçât que son berger arrêtait son travail le jour même. Elle était son premier ange. Ce jour – là, Mohand était dans un champ à côté de la maison, il avait entendu les échanges entre sa mère et son patron. Il avait laissé son troupeau un moment pour venir voir sa mère. Il avait treize ans. Ils se sont vus pour la première fois librement. Elle lui intima l’ordre, devant son patron, de finir sa journée, de quitter son travail et de rentrer à la maison à Raffour. Ce que Mohand fit dès le soir même après avoir ramené le troupeau à la maison. Il avait quitté Ava3li – Chorfa en saluant la femme de son patron à qui il confiât le troupeau et le chien, et rentrât chez sa mère. C’est ainsi que sa misérable tranche de vie fut terminée.

Le départ de Mohand de cette maison était suivi d’un événement insolite, le soir même. Sur le chemin de retour de Chorfa, arrivé à l’entrée de Raffour, en jetant un coup d’œil derrière lui, il avait remarqué que le chien de compagnie l’avait suivi, sans qu’il se rende compte. Malgré plusieurs tentatives de le chasser pour qu’il retourne chez son maître, le chien le suivait. Il a fallu que Mohand retourne jusqu’à Chorfa, ramener le chien et le confier à la dame. Celle-ci pensait que l’ex berger avait regretté son départ et qu’il était revenu sur sa décision. Celui-ci expliqua la raison de son retour, et demandât d’attacher ou d’enfermer le chien. Ensuite, il repartît rejoindre sa mère qu’il ne quittât plus jusqu’à sa mort en 1998. 

La nuit suivant son départ, un événement dramatique inattendu s’était produit à la maison de son patron qu’il avait quittée la veille. Un fou s’y était introduit, la nuit, avait agressé et violenté le propriétaire en le blessant gravement et avait mis le feu à la maison qui l’avait complétement détruite. Les enfants et les parents ont été sauvés de justesse par les voisins. Cet individu, présenté comme un fou, inconnu dans la région, était retrouvé sur les lieux le lendemain matin contemplant les dégâts. Il ne voulait pas partir. Au lieu d’appeler la gendarmerie, les gens ont préféré le chasser manu-militari.

Mohand revenu à Raffour avait vécu une renaissance. Il apprenait à vivre avec sa mère pour la première fois depuis sa naissance. Il avait retrouvé le sourire et le goût de la vie. A la rentrée scolaire suivante, le directeur de l’école primaire de Chorfa, un Awaqur, Ahmed Gasmi militant de l’éducation des jeunes désœuvrés et des enfants à problèmes, l’avait inscrit lui et quelques autres en classe de CM2. Ainsi Mohand avait repris ses études malgré un âge avancé. A la fin de la même année, il avait réussi l’examen de sixième pour rentrer au collège, l’année suivante. Ses études se sont déroulées normalement, sans souci financier et en compagnie de sa chère mère, jusqu’à la classe de quatrième. Il était brillant. Mais avec la liberté de faire ce qu’il voulait, retrouvée, il avait négligé ses études au profit de veillées le soir et de rencontres avec des copains de même condition sociale que lui, Achour, Saïd et d’autres. Il avait des problèmes pour se concentrer, il fumait, il aimait rester dehors. Sa mère le choyait et le gronder à la fois. Mais il était dans un monde heureux avec sa cigarette, ses copains et l’organisation de la JFLN. Les mises en garde de sa mère n’avaient aucun effet. C’est ainsi qu’il avait décroché des études une nouvelle fois en quittant le collège en 1974, à la fin de la quatrième. Son niveau de scolarisation de collège sans diplôme fut son troisième handicap, en plus des deux autres, qui réduira sérieusement son employabilité

De là, sa vie active aléatoire commençât. Il avait occupé plusieurs emplois. Il ne restait jamais plus de deux ou trois ans avec le même employeur. Parmi ceux-là, il y eut l’ONAPO 18 mois; employé chez un commerçant à Raffour une année;  peintre 3 ans ; formateur au code dans une auto-école 2 ans à Alger ; vendeur de pièces détachées 2 ans. Travailler chez les autres ne semblait pas lui convenir. Le dernier emploi qu’il avait occupé l’avait éreinté et désespéré de ne pas évolué. Il était ouvrier peintre et réalisait des tâches pénibles et risquées pour sa condition physique. Il avait décidé d’apprendre ce métier et devenir lui-même peintre – entrepreneur. La aussi, il a fallu utiliser la ruse pour apprendre à definir les proportions et à tenir les pinceaux. Confiant dans son apprentissage ‘à la sauvette et clandestin’, il avait décidé de se lancer en tant qu’entrepreneur, sans un centime dans la poche.  Une opportunité se présenta un jour, de manière fortuite. Une personne vient le voir pour lui demander s’il voulait bien refaire la peinture de sa chambre. Il répondit oui, sans avoir les moyens, en lui proposant un troc; un pinceau en échange d’une prestation gratuite. C’était le début d’une aventure remarquable qui avait duré cinq années. La ‘notoriété’ avait fait son chemin ; de nombreux clients le sollicitèrent . Il était devenu un concurrent sérieux d’entrepreneurs établis depuis plusieurs années. Ses atouts, les prix raisonnables et le sérieux.

Pendant cette période d’une vingtaine d’années, il avait tout connu. Une aisance financière, une vie confortable, la chaleur de sa mère, le bonheur de son mariage et de la naissance de ses filles. Mais il avait aussi connu des périodes sombres. Les refus d’être payé par ses employeurs et ses clients. Il avait noté que ceux qui ne le payaient pas étaient tous, clients comme employeurs, des riches. Les autres l’avaient payé rubis-sur-ongle.

La vie lui réservât une autre surprise qui allait le secouer une nouvelle fois. Sa chère mère, son ange gardien, qu’il croyait immortelle, décède en 1998. Marié avec des enfants, il avait exercé des activités pénibles malgré son handicap, avec toujours la même appréhension d’être humilié, en plus. Malheureusement, avec l’âge et la fatigue, ce métier devenait très dur et très risqué pour lui. Il ne pouvait plus monter les échelles etc…Il avait cessé de travailler devenu sans activités depuis une vingtaine d’années. Dans son malheur, il avait épousé un autre, un autre ange, une femme remarquable et admirable qui l’a secondé depuis plus de tente ans. Elle n’a cessé de l’encourager et de l’aider, ces dernières années elle la ressource principale.
Saïd HAMICHI

La leçon de l’histoire :
Notre société kabyle est vantée, présentée comme sociale et solidaire. C’est indéniable, elle l’est. Brutale et sans sentiments elle l’est tout autant quelques fois avec ses faibles. Pourtant tout ce qui nous entoure ; la tradition, les valeurs de notre communauté et la religion nous invitent et nous conseillent à être bienveillants et attentifs aux handicapés et aux orphelins. Nos expressions quotidiennes, toutes cousue-main, nous montrent sensibles et attentionnés. Nous disons mêmes que ceux-là, c’est Rebbi qui les a voulus ainsi. Tout ce qui nous vient de Rebbi est accepté, respecté et doit faire l’objet de notre miséricorde. Hélas, encore une fois, nos actes sont d’une toute autre nature. 

Ces handicapés, notamment les pauvres, et  ces orphelins, au mieux, nous les méprisons. Au pire nous sommes indifférents voire complices de ‘leur calvaire’. Nous voyons l’injustice sévir dans notre entourage et nous laissons faire. La vie d’un handicapé ou d’un orphelin chez nous est un calvaire. Quand on cumule les deux, handicapé et orphelin ou enfant de mère divorcée resté avec son père, le tableau de souffrance devient insupportable à regarder par sa cruauté et son ‘inhumanité’. Mais, ce n’est pas grave, on s’y était habitué à voir quotidiennement ce tableau sinistre.

Derrière un surnom de handicap  qui remplace le nom, il y a de la déconsidération et du mépris de la personne, qui suintent. Ce surnom cache une annihilation de la famille. Il insinue une négligence et un ‘abandon’ de la part de sa propre famille qui donne le droit de moquer, de vexer et de maltraiter à la société. Le surnom du handicap qui remplace le nom de famille dans nos discussions quotidiennes, en présence de la personne pas, signifie que celle-ci est pauvre, sans défense familiale et sans défense sociale. C’est un constat. A l’inverse, sans citer de noms, nous nous comportons différemment avec des personnes handicapées de familles aisées ou ayant une forte personnalité, une profession utile. Nous les respectons, comme elles doivent l’être, naturellement.

5 commentaires sur « MOHAND TIGRINE : quand ses deux anges, Aïcha et Djamila, surmontent ses handicaps. »

  1. Un homme pour qui j’ai du respect. Sans connaître son histoire, j’ai eu toujours l’impression qu’il est une personne qui force le respect et plus que jamais avec ce bon récit.
    Je partage avec toi Saïd quand tu dis que nous ne sommes pas assez attentionné dans nos propos même s’il nous semble compris. Derrière, il y a des hommes et des femmes qui souffrent en silence en plus de leur handicap.
    Encore une fois ,tu as vu juste dans ton choix.
    Puisse-t-il éveiller chez nous, cette justesse de propos.
    Un grand Merci d’abord à Mohamed pour le courage dont il a fait preuve en partageant avec nous une partie de son histoire.
    Et bien sûr un grand merci à Saïd pour la justesse et ‘a finesse de son plume et son analyse.

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  2. Bonjour Said.
    Félicitations pour ce très beau travail….Bonne continuité.
    Merci pour ce témoignage concernant Mohand Tsvaznuts.
    Mohand est de ce que je retiens de lui, L’intégrité et l’abnégation.
    Sa disponibilité, son bénévolat au sein de sa communauté sont indéniable.
    Chapeau bas Mohand.
    Longue et heureuse vie.

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  3. Plus je lis cette biographie, magistralement écrite, plus je découvre les affres moments d’une impitoyable vie que Mohand, mon Ami Mohand a endurée. Elle n’avait vraiment pas été clémente avec lui mais c’est sans compter sur un peu la chance et beaucoup sur cet esprit de révolte et de vengeance qui l’avait animé. Il a, en quelque sorte, tenu bon et n’avait jamais fléchi, malgré tout. Un autre, au bout de ces jours noirs, aurait fait une sacrée dépression et aurait fini ses jours dans la rue. Sacré Mohand. Il ne m’avait jamais fait part de cette cruelle vie et j’avais toujours pensé qu’il était un peu comme nous autres, même avec son handicap physique. Pour moi, il devait avoir fait, facilement, le lycée tant il était (et il est toujours) intelligent, cultivé et se débrouillant très bien en correspondance. Nous avions été côte à côte, pendant 15 mois, moi Président et lui Secrétaire de l’Association Tadukli (2013/2015). Il m’a été d’un énorme support dans tous les contacts et dans toutes nos actions. Il a beaucoup de bonnes relations avec les administrations locales et régionales. Merci bon Dieu pour le bel hommage que nous avions rendu à Rabiai, en sa qualité de premier Président de l’Association. Je ne savais pas, au début, qu’il est son demi-frère. Il mérite, de ma part et particulièrement maintenant, plus de respect et plus d’estime. En lisant ton écrit, Said, je n’ai pas pu retenir mes larmes et particulièrement au passage qui montre qu’il avait connu sa mère à … 13 ans puis ce chien qui l’avait suivi comme s’il lui disait de ne pas partir. Tu est un grand HOMME, Mohand, toi qui es sorti indemne d’un tunnel aussi ténébreux et semé de plein de coups. Bravo, longue vie, excellente santé et beaucoup de réussite scolaire à tes Filles et à tes petits Enfants que tu aimes tant. Chapeau bas, Mohand. Cette fois-ci je t’offrirai deux cafés à la place d’un, chez Youcef, comme nous avons l’habitude de faire, à chaque fois que je viens à Létoile. Merci à toi, cher Saïd pour cet écrit, pour les autres et pour tout ce que tu fais.

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